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Les enseignements de Nichiren Daishonin ne nous sont pas seulement parvenus sous la forme d'essais construits sur la philosophie bouddhique, mais aussi grâce à des communications privées adressées à ses disciples et à ses bienfaiteurs. Environ quatre cents de ces lettres existent encore, dans leur totalité ou sous forme fragmentaire. Elles vont de quelques lignes à de nombreuses pages, et révèlent en Nichiren Daishonin un maître hors pair de la prose littéraire, aussi bien en chinois classique que dans le style épistolaire familier japonais. Qu'il encourage un disciple injustement emprisonné par les autorités, qu'il console une femme qui a perdu son mari ou son enfant, qu'il donne des conseils à un samouraï sur la façon de répondre à l'hostilité de son seigneur à l'égard de sa foi, ou qu'il réponde simplement pour dissiper des doutes et répondre à des questions de doctrine, dans chacune de ces lettres, Nichiren Daishonin partage les joies et les peines de ceux qui pratiquent son enseignement et les guide en tenant compte des circonstances concrètes de leur vie. Ainsi, l'inestimable héritage que constitue cette correspondance présente le bouddhisme dans un contexte vivant, illustrant de manière très concrète le pouvoir qu'a cette pratique de transformer notre vie au cœur des réalités quotidiennes de ce monde. Le présent volume comprend vingt-sept de ces lettres. Plusieurs d'entre elles contiennent des passages très connus, ayant servi d'axiomes dans la foi pour plusieurs générations de croyants du bouddhisme de Nichiren Daishonin. Ces lettres témoignent non seulement de l'inépuisable bienveillance manifestée par Nichiren Daishonin envers ses disciples, mais de son propre courage, de son humour, de sa solidité face aux épreuves et de sa profonde compréhension des vérités éternelles du bouddhisme. En plus de lettres adressées à des particuliers, le présent volume rassemble plusieurs essais importants : « Les Quatre Dettes de reconnaissance », où s'exprime de manière émouvante la décision de Nichiren Daishonin de propager le Sûtra du Lotus, texte écrit alors qu'il était en exil sur la péninsule d'Izu, « Questions et réponses sur la pratique du Sûtra du Lotus », qui souligne le caractère transitoire de l'existence humaine et la nécessité de s'éveiller à l'état de Bouddha par la foi en la Loi merveilleuse ; les deux parties de la « Conversation entre un sage et un ignorant », qui, sous forme de dialogue, clarifient magistralement les différences entre les diverses écoles bouddhiques et décrivent les bienfaits obtenus par la récitation de daimokou ; et « Lettre de pétition de Yorimoto » écrite, au nom de Shijô Kingo, au seigneur Ema qui s'opposait à la foi de son vassal dans le Sûtra du Lotus. Département des publications de NSIC
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