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La première traduction du Sûtra du Lotus a été établie en français par Eugène Burnouf dès 1840 et publiée en 1852, soit, vingt-quatre ans avant la publication de la traduction anglaise de Kern, que cite Burton Watson. Partant aussi du sanskrit, elle est également surannée. La traduction du chinois, de la version de Kumarajiva publiée en français en 1997 par le professeur Jean-Noël Robert, est extrêmement érudite et on consultera avec profit sa remarquable préface. Nous avons eu à coeur, en traduisant en français le travail de Burton Watson, d'être fidèles à son parti pris de lisibilité et d'accessibilité à un lectorat le plus vaste possible. Rythme et musicalité ont été nous l'espérons respectés, en tenant compte de la difficulté, bien connue des traducteurs, de la longueur du français par rapport à l'anglais. Le texte étant par essence répétitif, nous avons volontairement fait abstraction de la règle qui veut qu'en « bon » français la répétition soit proscrite : composante incontournable du Sûtra du Lotus, elle en souligne l'oralité et le caractère « vivant ». Le glossaire initial de Burton Watson a nécessairement été adapté et parfois complété. Lastérisque * renvoie à un terme du glossaire.
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