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ÉTUDE
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Nichiren Daishonin manifesta clairement son désir d'être compris de tous en écrivant de très nombreuses lettres en hiragana, l'écriture japonaise populaire. Et même lorsqu'il écrivit des traités adressés à des moines (comme c'est le cas du « Traité sur la dette de reconnaissance » inclus dans ce volume) en caractères chinois (kanji, la langue savante, l'équivalent de notre latin du Moyen-Age), ce fut toujours pour clarifier ce qui était obscur, pour révéler, dans toute son évidence, le principe essentiellement bienveillant du Mahayana : tout être humain, quels que soient ses qualités ou ses défauts, ses origines, sa classe sociale ou son degré d'éducation, peut parvenir à l'état de vie le plus élevé, l'état de Bouddha. Les textes magnifiques réunis dans ces pages frappent par la modernité des questions auxquelles ils répondent. « Si l'on récite Nam Myoho Renge Kyo, même sans en comprendre le sens, est-il vrai que cette récitation entraînera plus de bienfaits que celle de n'importe quel autre mantra ? », la réponse se trouve dans « La dette de reconnaissance » ; « Qu 'est-ce qui permet d'affirmer que l'enseignement du Sûtra du Lotus est l'enseignement bouddhique suprême ? », la réponse, qui se trouve peu ou prou dans tous les écrits de Nichiren Daishonin, et notamment dans le traité cité plus haut, s'accompagne, dans « L'enseignement, les capacités, le temps et le pays » de l'énoncé des Cinq Guides pour la propagation ; « Qu'est-ce qui confère son caractère sacré à un objet de vénération auquel on adresse des prières ? », réponse dans « La consécration des images sculptées ou peintes » ; « Quel crédit peut-on accorder aux phénomènes sur- naturels ? » ; « Pourquoi est-il écrit, dans le Sûtra du Nirvana, qu'un éléphant sauvage est moins à craindre qu'un mauvais ami bouddhique ? », lire la « Réponse à Gorô Taro ». Qu'il félicite une mère pour son enfant nouveau-né (« L'accouchement facile d'un enfant de bonne fortune ») ou en rassure une autre sur le sort de son fils après la mort (« Lettre à Konichi-bô »), qu'il décrive, par la parabole de la tortue borgne, la chance de rencontrer l’enseignement correct ou, comme dans le dernier texte de ce volume, la manière dont un fils arrache son père défunt aux souffrances de l'enfer, dans chacun de ces textes, Nichiren Daishonin fait ressentir l'infinie bienveillance du Bouddha : non pas un être doté de pouvoirs extraordinaires mais un homme au comportement exemplaire, entièrement consacré au service des autres. « Je suis convaincu que le bouddhisme de Nichiren Daishonin est la source capable de faire briller la sagesse illimitée de l'être humain dans notre époque de troubles » écrivait, en avril 1994, Daisaku lkeda, président de la Soka Gakkai internationale. Les dix-huit textes réunis dans ce volume font bien comprendre la nature universelle de cet enseignement. Les traducteurs
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