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ÉTUDE
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Plus de sept cents des écrits de Nichiren Daishonin, parmi lesquels des fragments et certaines copies, sont parvenus jusqu'à nous. Le fait qu'un aussi grand nombre d'écrits aient été conservés pendant plus de sept siècles reflète clairement la décision de Nichiren Daishonin de transmettre son enseignement non seulement aux hommes et femmes de son temps mais aussi aux générations futures. Ces œuvres constituent, pour tous les croyants du bouddhisme de Nichiren Daishonin, un guide indispensable dans la foi ainsi qu'une base pour l'étude de principes bouddhiques universels, formulés pour éclairer l'humanité tout entière. Dans chacun de ces écrits, à chaque ligne, la vérité immuable du bouddhisme brille comme un joyau étincelant. Nikkô Shonin, le plus proche disciple de Nichiren Daishonin et son successeur immédiat, note dans son Fuji Isseki Monto Zonchi no Koto (Orientations pour les croyants de l'école Fuji) qu'il a conservé avec soin les écrits de Nichiren Daishonin pour la postérité. Il fut le premier à utiliser le terme Gosho (sho signifiant écrits et go étant un préfixe honorifique) pour désigner chacun de ces écrits particuliers ou leur ensemble, les chérissant tous sans exception comme les enseignements d'or du Bouddha. Il déclare, dans son Nikkô Yuikai Okimon (Vingt-six Articles de prévention de Nikkô), « Les disciples de Nichiren Daishonin devraient graver le Gosho dans Ieur vie et saisir son sens ultime. Et seulement ensuite, s'ils en ont le loisir, ils peuvent étudier les principes de T'ien-t 'ai. » Grâce aux remarquables efforts de Nikkô Shonin pour conserver et copier les écrits de son maître, les ouvrages importants de Nichiren Daishonin, aussi bien qu'un vaste ensemble de lettres personnelles, ont subsisté et sont passés de mains en mains jusqu'à présent. Le Gosho comprend des traités doctrinaux, la transcription d'enseignements oraux, des lettres de remontranse, de courtes notes et des lettres d'encouragements aux disciples, aussi bien religieux que laïques. A quelques-uns de ses adeptes les plus lettrés, tels que Toki Jônin, Soya Nyûdô ou Ota Nyûdô, Nichiren Daishonin écrivit en chinois classique (kanji), la langue savante. Dans d'autres écrits en fait les plus nombreux, il utilisa le mode d'écriture kana, plus simple et plus populaire. Peu de gens, de son temps, avaient eu le loisir de maîtriser pleinement l'usage des caractères chinois. Même le petit nombre de samouraïs ou de membres de la classe militaire, qui avaient eu la possibilité d'étudier le chinois dans les écoles des temples, ne parvenaient pas toujours à déchiffrer ces écrits difficiles. Afin de toucher la majorité de ses disciples, dont l'éducation n'était pas toujours très poussée, Nichiren Daishonin abandonna souvent le chinois plus académique pour le japonais. Il fut l'un des premiers maîtres religieux au Japon à écrire des ouvrages doctrinaux complexes dans la langue du peuple. Même un traité aussi important que son « Traité pour ouvrir les yeux » est écrit en japonais. En outre, il puisa aussi librement dans les paraboles, contes populaires, événements de son époque et autres sources populaires pour faire comprendre plus facilement les concepts bouddhiques traditionnels. Nichiren Daishonin exposa son bouddhisme parmi les personnes ordinaires, partageant leurs joies et leurs peines jusqu'à son dernier jour. Les enseignements qu'il a laissés brillent toujours de la compréhension aiguë qu'il avait acquise en affrontant courageusement et en surmontant les souffrances qui font inévitablement partie de l'existence humaine. Le Gosho cristallise ses efforts infatigables pour éveiller les autres, par des centaines de lettres et des milliers de dialogues. Plutôt que de s'isoler dans la bibliothèque d'un temple, il produisit cette oeuvre abondante au cœur de sa lutte pour le bonheur de tous. Son enseignement n'est pas de ceux qui sont dispensés sereinement à l'ombre d'un arbre ou dans quelque décor idyllique, mais il est essentiellement concret, s'adressant à ceux qui sont confrontés aux dures réalités de la société. Le projet de traduire le Gosho a été entrepris sous les auspices du Centre International NSIC dans le but de rendre accessibles les principaux ouvrages de Nichiren Daishonin aux lecteurs de langue anglaise, à l'intention des pratiquants de ce bouddhisme aussi bien que de ceux qui portent un intérêt plus général à cet enseignement et à ses idéaux. Le premier volume a été publié en 1979 et le deuxième volume en 1981. Le premier volume comprend trente-six gosho, y compris le traité sur « le Véritable objet de vénération ». Le deuxième volume comprend deux traités majeurs, le Risshô Ankoku Ron (Pour la pacification du pays par l'établissement de la Loi correcte) et le Kaimoku Sho (Traité pour ouvrir les yeux), ainsi que quinze lettres adressées à des croyants particuliers. Le présent volume, le troisième, comprend vingt écrits, y compris le traité sur « Le choix en fonction du temps ». Comme dans les deux premiers volumes, ces écrits sont présentés dans leur ordre chronologique. Des explications du contexte historique et religieux à l'époque de Nichiren Daishonin sont données dans le premier volume. La publication du présent ouvrage doit beaucoup aux membres du département des publications de la SGI-USA et à l'actuel responsable du programme d'études de la Soka Gakkai. Nous tenons à remercier aussi tout particulièrement M. Burton Watson, professeur associé à l'université de Columbia pour sa participation précieuse au travail de traduction. L'année 1985 coïncide avec le 55e anniversaire de la Soka Gakkai. Nous sommes très heureux, en publiant maintenant ce volume, de marquer cet anniversaire d'un jalon significatif. Département des publications NSIC
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