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8.9.14. Le Sûtra du Lotus. Vol. 2 - Chapitre Juryo
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              8.9.14. Le Sûtra du Lotus. Vol. 2 - Chapitre Juryo
 8.9.14.1. Traduction du texte de pratique

 Traduction du texte de pratique

 

Le Sûtra du Lotus
Des moyens.
Chapitre deuxième.

A ce moment-là, l'Honoré du monde sortit sereinement de sa méditation et s'adressa à Shariputra (Sharihotsu) en disant: « La sagesse des bouddhas est infiniment profonde et incommensurable. Le seuil de cette sagesse est difficile à comprendre et difficile à passer. Personne, parmi les Auditeurs (l'état d'étude) ou les pratyeka-buddha (l'état d'absorption) n'est capable de l'appréhender. Quelle en est la raison ? Un bouddha a personnellement servi cent, mille, dix mille, un million, un nombre incalculable de bouddhas et il a poursuivi jusqu'à leur terme d’innombrables pratiques religieuses.

Il s'est entraîné lui-même avec courage et vigueur, et son nom est universellement connu. Il s'est éveillé à la Loi profonde jamais révélée auparavant et l'enseigne en fonction de ce qui convient, mais son intention est difficile à comprendre. Shariputra, depuis que j'ai atteint la boddhéité, j'ai, par des causes et des images diverses, largement exposé mes enseignements et utilisé d'innombrables moyens opportuns pour guider les êtres vivants et les conduire à renoncer à leurs attachements.

Pourquoi est-ce ainsi ? Parce que l’Ainsi-venu possède à la fois tous les moyens appropriés et la paramita de la sagesse.

Shariputra, la sagesse de l’Ainsi-venu est vaste et profonde. Il est doté d’(une compassion) incommensurable, d’une (éloquence) illimitée, de puissance, d’intrépidité, de concentration, de liberté et (d’une grande capacité dans la méditation) ; il est profondément entré dans l’infini et s’est éveillé à la Loi jamais atteinte auparavant.

Shariputra, l’Ainsi-venu sait établir diverses sortes de distinctions et exposer les enseignements avec habileté. Ses paroles sont douces et gentilles et savent séduire le cœur de l’assemblée.

Shariputra, en résumé, le Bouddha s’est totalement éveillé à la Loi qui est illimitée, infinie et qui ne fut jamais atteinte auparavant.

Mais restons-en là, Shariputra, je n’en dirai pas plus. Pourquoi ? Parce que ce que le Bouddha a accompli est la Loi la plus rare et la plus difficile à comprendre.

La véritable entité de tous les phénomènes ne peut être comprise et partagée que par les bouddhas.

Ses aspects sont l’apparence, la nature, l’entité, le pouvoir, l’influence, la cause inhérente, la cause externe, l’effet latent, la rétribution et leur cohérence du début à la fin. »

 

Le Sûtra du Lotus
Durée de la vie de l’Ainsi-venu.
Chapitre seizième.

A ce moment-Là, Le Bouddha s’adressa aux bodhisattvas et à toute l’assemblée :

« Hommes de foi sincères vous devez croire et comprendre les paroles véridiques de l’Ainsi-venu. »

Puis de nouveau il dit à la grande assemblée : « Vous devez croire et comprendre les paroles véridiques de l’Ainsi-venu. »

Et une fois encore il dit à la grande assemblée : « Vous devez croire et comprendre les paroles véridiques de l’Ainsi-venu. » 

A ce moment-là, les bodhisattvas et la grande assemblée, avec Maîtraya (Miroku) à leur tête, joignirent les mains et s’adressèrent au Bouddha en ces termes :

« Honoré du monde, nous vous supplions de nous instruire, nous croirons et accepterons les paroles du Bouddha. » 

Ils parlèrent ainsi trois fois de suite

et puis une fois encore : «  Nous vous supplions de nous instruire. Nous croirons et accepterons les paroles du Bouddha. »

A ce moment-là, l’Honoré du monde, voyant que les bodhisattvas répétaient leur requête plus de trois fois, leur dit : « Ecoutez attentivement et découvrez le secret de l’Ainsi-venu et de ses pouvoirs transcendantaux.

Dans tous les mondes, les êtres célestes, les êtres humains et les ashura, tous sont convaincus que le bouddha Shakyamuni sous sa forme actuelle, après son départ (du palais des Shakya), s’assit (en méditation) sur le lieu de sa pratique, non loin de la ville de Gaya, et atteignit là an [ok]uttara-samyak-sambodhi (l’illumination suprême et parfaite).

Mais, Hommes de bonne foi, cela fait d’innombrables, d’infinies centaines, milliers, dizaines de milliers, millions de nayuta kalpa depuis que j’ai en fait atteint la boddhéité.

Supposez qu’une personne prenne cinq cents, mille, dix mille, un million de nayuta asamkhya systèmes de mondes majeurs pour les réduire en poussière. Puis, en se déplaçant vers l’est, chaque fois qu'elle franchit cinq cents, mille, dix mille, un million de nayuta asamkhya mondes, elle lâche une particule. Elle continue ainsi vers l'est jusqu'à ce qu'elle ait fini de jeter toutes les particules.

Hommes bons, qu'en pensez-vous ? Peut-on imaginer ou compter la totalité de tous ces mondes ?

Le bodhisattva Maitreya (Miroku) et les autres auditeurs dirent au Bouddha : « Honoré du monde, ces mondes sont infinis et sans limite. Ils sont au-delà de tout calcul. Ils dépassent le pouvoir de l'imagination. Même toutes les personnes dans les états d'étude et d'absorption avec leur sagesse libre de toute illusion ne pourraient imaginer ou concevoir à quel point ils sont nombreux. Bien que nous soyons parvenus au stade de non-régression, nous ne pouvons pas appréhender une telle chose. Honoré du monde, ces mondes sont infinis et sans Limite. » A ce moment-là, le Bouddha dit à la multitude de grands bodhisattvas : « Hommes bons, je voudrais maintenant vous dire clairement ceci : Supposez que tous ces mondes, qu'ils aient ou non reçu une particule de poussière, soient une fois de plus réduits en poussière. Admettons qu'une particule représente un kalpa. Le temps qui s'est écoulé depuis que j'ai atteint la boddhéité dépasse cela de cent, mille, dix mille, un million de nayuta asamkhya kalpa. Depuis ce temps-là, j'ai vécu constamment dans ce monde saha, prêchant la Loi, enseignant et convertissant. Et ailleurs j'ai conduit les êtres vivants et je leur ai apporté des bienfaits dans des centaines, des milliers, des dizaines de milliers, des millions de nayuta asamkhya mondes.

Hommes bons, pendant ce temps, j'ai parlé du Bouddha Torche enflammée (Nendo) et d'autres et j'ai décrit comment ils sont entrés dans le nirvana.

Tout cela, je l'ai fait en utilisant diverses méthodes d'enseignement adaptées aux capacités des gens.

Hommes bons, s'il y a des êtres vivants qui viennent à moi, j'emploie mon œil de bouddha pour observer leur foi et pour voir si leurs autres facultés sont éveillées ou engourdies. En fonction de leur réceptivité au Salut, j'apparais dans différents lieux, leur enseigne sous différents noms, et je précise la durée pendant laquelle mes enseignements seront efficaces. Parfois, quand je fais mon apparition, je dis que je suis sur le point d'entrer dans le nirvana. J'emploie aussi différents autres moyens pour enseigner la Loi subtile et merveilleuse, conduisant ainsi les êtres vivants à faire jaillir la joie de leur esprit.

Hommes de bonté, l'Ainsi-venu remarque que, parmi les êtres vivants, certains, de faible vertu et souillés par leurs fautes, se satisfont d'une Loi inférieure. Pour de telles personnes, je décris comment, dans ma jeunesse j'ai quitté ma demeure et atteint an[ok]uttara-samyak-sambodhi. Mais, en vérité, le temps écoulé depuis que j'ai atteint la boddhéité est extrêmement long, comme je vous l'ai dit. Je me sers simplement de cet expédient pour éduquer et convertir les êtres vivants et leur permettre d'entrer sur la Voie du Bouddha. C'est pourquoi je parle de cette manière.

Hommes de bien, les textes (sûtras) exposés par l'Ainsi-venu ont tous pour but de sauver et de libérer les êtres vivants. Parfois je parle de moi-même, parfois je parle des autres ; parfois je me présente moi-même, parfois je présente les autres ; parfois je montre mes propres actions, parfois celles des autres. Tout ce que j'enseigne est vrai et non pas faux.

Pourquoi est-ce que je fais cela ? L'Ainsi-venu perçoit le véritable aspect du monde des Trois Plans, exactement tel qu'il est. ll n'y a ni flux ni reflux de la naissance et de la mort, ni vie dans ce monde ni anéantissement plus tard. ll n'est ni substantiel ni vide, ni consistant ni divers. Il ne correspond pas non plus à ce que perçoivent ceux qui résident dans ce monde des Trois Plans. L'Ainsi-venu voit clairement et sans erreur toutes ces choses-là. Parce que les êtres vivants ont des natures différentes, des désirs différents, des comportements différents et différentes manières de penser et de porter des jugements, et parce que je veux leur permettre de planter de bonnes racines, j'emploie une variété de causes et de conditions, de comparaisons, de paraboles et de formulations et j’expose des enseignements différents. Cela, l’œuvre du bouddha, jamais je ne l'ai, un seul instant, négligé. Ainsi, depuis que j’ai atteint la boddhéité, un laps de temps extrêmement long s'est écouté. La durée de ma vie est d'un nombre incalculable d'asamkhya kalpa, et pendant tout ce temps, j'ai toujours résidé ici sans jamais entrer dans l'état d'extinction.

Hommes de qualité, originellement j’ai pratiqué la voie du bodhisattva, et la longévité que j’ai acquise alors, n’étant pas encore arrivée à son terme, durera deux fois encore le nombre d’années déjà écoulées.  Maintenant, toutefois, bien qu’en réalité je n’entre pas dans l’état d’extinction, j’annonce que je vais suivre le cours de l’extinction. C’est un moyen habile que l’Ainsi-venu utilise pour enseigner et pour convertir les êtres humains.

Pourquoi une telle façon d’agir ?

Parce que si le Bouddha demeure en ce monde longtemps, les personnes de faible vertu ne peuvent pas planter de bonnes racines. Elles vivent dans la misère et la bassesse, s’attachent aux Cinq Désirs et deviennent prisonnières des filets de pensées illusoires et de chimères.

Si elles voient l‘Ainsi-venu constamment présent dans le monde sans jamais entrer dans l’état d’extinction, elles deviennent arrogantes et égoïstes, ou découragées et négligentes.  Elles ne parviennent pas à comprendre comme il est difficile de rencontrer le Bouddha et ne l’approchent pas avec respect et vénération.

Par conséquent, usant d’un stratagème habite, l’Ainsi-venu dit « Sachez, 0 moines, que c’est chose rare de vivre à une époque où un bouddha apparaît dans le monde. » 

Pourquoi en est-il ainsi ? Parce que, même au cours d’innombrables centaines, milliers, dizaines de milliers, millions de kalpa, certaines personnes de faible vertu ont la possibilité de rencontrer un bouddha et d’autres non.

C’est pourquoi je le déclare : « Il est difficile, 0 moines, d’avoir l’occasion de rencontrer l’Ainsi-venu. »

En entendant ces mots, les êtres vivants réalisent pleinement à quel point il est difficile de rencontrer le Bouddha. En eux s’éveillent le désir et la soif de le rencontrer et, ainsi, ils plantent de bonnes causes dans leur cœur. C’est pourquoi l’Ainsi-venu, même s’il n’entre pas effectivement dans l’extinction, parle d’y entrer.

Hommes de foi sincère, c’est toujours ainsi que les bouddhas et les Ainsi-venus exposent un enseignement. Ils agissent de manière à sauver les êtres humains, et la Loi énoncée est vraie et non erronée.

Imaginez, par exemple, un habile médecin, sage et perspicace, capable de confectionner des remèdes guérissant efficacement toutes sortes de maladies. Il a de nombreux enfants, peut-être dix, vingt, ou même cent. Pour les besoins d'une certaine tâche, il se rend dans un lointain pays. Après son départ, les enfants boivent une sorte de poison, se tordent de douleur et, terrassés, tombent au sol.

A ce moment-là leur père, rentrant à la maison, découvre que ses enfants ont bu du poison. Certains ont totalement perdu l'esprit, d'autres non.

Dès qu'ils aperçoivent leur père, tous éprouvent une joie débordante, s'agenouillent et lui disent : « Quel bonheur que vous soyez rentré sain et sauf ! Nous avons été stupides et par erreur nous avons bu du poison. Nous vous en supplions, guérissez-nous et permettez-nous de rester en vie ! »

Le père, voyant ses enfant en proie à de telles souffrances, a recours à divers procédés pour confectionner un remède. Rassemblant des herbes médicinales excellentes, dotées des propriétés requises de couleur, de parfum et goût, il les pile, les tamise et les mélange. Il en donne une dose à ses enfants et il leur dit : « C'est un médicament hautement bénéfique, d'une couleur, d'une odeur et d'un goût parfaitement efficaces. Prenez-le et vous serez rapidement soulagés de toute souffrance et de toute maladie. »

Ceux des enfants qui n'ont pas perdu l'esprit peuvent voir que c'est un bon médicament, d'une couleur et d'un parfum également excellents, si bien qu'ils le prennent immédiatement et sont totalement guéris de leur maladie.

Ceux qui ont perdu l'esprit sont eux aussi ravis de voir leur père de retour et le supplient de les guérir de leur maladie, mais lorsqu'il leur a donné le médicament, ils refusent de le prendre. Pourquoi ? Parce que le poison a profondément pénétré et que leur esprit ne fonctionne plus comme auparavant. Et, bien que le médicament soit d'une couleur et d'un parfum excellents, ils ne perçoivent pas qu'il est bon.

Le père se dit : ''Mes pauvres enfants ! Parce que le poison est en eux, leur esprit est totalement égaré. Bien qu'ils soient heureux de me voir et me demandent de les guérir, ils refusent de prendre cet excellent remède. Je dois maintenant trouver quelque moyen pour les amener à prendre ce médicament. » C'est pourquoi il leur dit : « Sachez que je suis vieux et épuisé ; le moment de ma mort est venu. Je laisse ce bon médicament pour vous ici maintenant. Vous devriez le prendre et ne pas craindre qu'il soit inefficace. »

Ayant donné ces instructions, il part ensuite pour une autre contrée, d'où il envoie chez lui un messager qui annonce : « Votre père est mort. »

Alors, les enfants, entendant que leur père les a quittés et qu'il est mort, sont emplis d'un grand chagrin ; consternés, ils se disent : si notre père était vivant, il aurait pitié de nous et veillerait à notre protection. Mais, maintenant, il nous a abandonnés et il est mort dans quelque pays lointain. Nous sommes des orphelins sans refuge, sans personne sur qui compter !

Constamment en proie à ce sentiment de regret douloureux, ils retrouvent enfin la raison et réalisent que le remède, en fait, est d'une couleur, d'un parfum et d'un goût excellents ; ils le prennent donc et sont guéris de tous les effets du poison.

Le père, apprenant que tous ses enfants sont guéris, rentre immédiatement à la maison et se présente de nouveau devant eux.

Hommes de bonne foi, quelle est votre opinion ? Quelqu'un peut-il dire que ce médecin est coupable de mensonge ? »

- Non, Honoré du monde.

Le Bouddha dit : « Il en est de même pour moi. Une durée incommensurable, sans limite, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers, des millions de nayuta asamkhya kalpa se sont écoulés depuis que j’ai atteint la boddhéité.  Mais pour le bien des êtres vivants, j’utilise le pouvoir de moyens habiles et je dis que je vais entrer dans l’état d’extinction.

Dans cette situation pourtant, personne ne peut me dire coupable de fausseté ou de mensonges. »

A ce moment-là, l’Honoré du monde, souhaitant formuler ce qu’il voulait dire une nouvelle fois, parla en employant la forme versifiée, et dit:

Depuis que j’ai atteint la boddhéité un nombre incalculable, des centaines, des milliers, des dizaines de milliers, des millions, des milliards, des asamkhya kalpa se sont écoulés.

J’ai sans cesse exposé la Loi, l’enseignant et convertissant d’innombrables millions d’êtres humains, leur ouvrant la voie du Bouddha pendant ce nombre incalculable de kalpa.

Afin de sauver les êtres vivants me servant d’un moyen efficace, je donne l'apparence d'entrer au nirvana, alors qu'en vérité je ne connais pas l'extinction. Je suis toujours ici, à enseigner la Loi. Je suis toujours ici, mais, utilisant mes pouvoirs mystiques j'agis ainsi car les êtres vivants, dans leur égarement, même lorsque je suis proche, sont incapables de me voir. Quand la multitude voit que je suis entré dans l'état d'extinction, de partout et très loin alentour ils font des offrandes à mes reliques. Tous abritent des pensées de recherche et leur esprit a soif de me voir. Quand les êtres vivants sont devenus véritablement fidèles, honnêtes et droits, doux dans leurs intentions, désirant par-dessus tout voir le Bouddha, sans hésiter même au risque de leur propre vie, alors, moi et l'assemblée des moines, nous apparaissons ensemble sur le pic sacré de l'Aigle.

A ce moment-là, je dis aux êtres vivants que je suis toujours ici, sans jamais entrer dans l'état d'extinction, mais que, grâce au pouvoir d'un moyen efficace à certains moments je semble m'être éteint, à d'autres non, et que si, sur d'autres terres, il y a des êtres vivants qui sont respectueux et sincères dans leur désir de croire, alors, parmi eux également j'enseignerai la Loi sans égale. Mais vous n'avez pas appris cela, si bien que vous croyez que je suis dans l'état d'extinction. Lorsque je regarde les êtres vivants je les vois noyés dans un océan de souffrances. Cependant je ne me montre pas, suscitant chez eux la soif de me voir. Puis lorsque leur esprit est plein de cette attente, finalement j'apparais et je leur enseigne la Loi.

Tels sont mes pouvoirs mystiques. Pendant d'innombrables kalpa j'ai constamment résidé sur le pic de l'Aigle et en divers autres lieux. Quand les êtres vivants observent la fin d'un kalpa et quand tout est consumé par un grand feu, cette terre, où je me trouve, demeure sûre et paisible, êtres humains et divins s'y rassemblent sans cesse. Les palais et les demeures dans ses jardins et ses bosquets sont ornés de diverses sortes de joyaux. Des arbres précieux y donnent en abondance fleurs et fruits, les êtres humains y vivent libres et heureux. Les divinités frappent les tambours célestes, créant constamment toutes sortes de musiques.

Les fleurs de mandala pleuvent, se répandant sur le Bouddha et sur la grande assemblée.

Ma terre pure ne peut pas être détruite, pourtant les hommes la voient en proie aux flammes, emplie d'angoisse, de peur et de maintes autres souffrances. Ces hommes ayant commis diverses offenses, liés par la causalité de leurs mauvaises actions, passent des asamkhya kalpa sans entendre le nom des Trois Trésors.

Mais ceux qui pratiquent les voies méritoires, qui sont doux, paisibles, sincères et droits, tous ceux-là me verront ici, en personne, enseigner la Loi.

Parfois je leur décris à tous la durée de la vie du Bouddha comme incommensurable, et à ceux qui ne voient le Bouddha qu'après une très longue période j'explique combien il est difficile de le rencontrer.

Le pouvoir de ma sagesse est tel que sa clairvoyance rayonne à L'infini. Cette durée de vie d'innombrables kalpa est le résultat obtenu au terme d'une longue pratique. Vous qui êtes dotés de sagesse, n'en doutez pas si peu que ce soit ! Chassez ces doutes, extirpez-les à jamais, car les paroles du Bouddha sont vraies, non fausses.

Il est comme un médecin excellent qui utilise un moyen efficace pour guérir ses enfants perturbés. Bien qu'en réalité vivant, il fait dire qu'il est mort, pourtant personne ne peut l'accuser de mensonge. Je suis le père de ce monde, sauvant ceux qui souffrent et qui sont dans l'affliction.

Parce que les personnes ordinaires sont égarées, bien que je sois vivant, je leur fais dire que je suis entré dans l'état d'extinction. Car si elles me voyaient sans cesse, l'arrogance et l'égoïsme apparaîtraient dans leur cœur. Sans retenue, elles s'abandonneraient aux Cinq Désirs et tomberaient dans les Voies mauvaises de l'existence.

Je sais toujours parmi les êtres vivants, quels sont ceux qui pratiquent la Voie et ceux qui ne la pratiquent pas, et pour sauver chacun selon ses besoins j'expose différentes doctrines.

A tous moments je m'interroge : Comment puis-je conduire les êtres vivants à la voie sans pareille et leur permettre d'acquérir rapidement le corps d’un bouddha ?


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