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Le 11 septembre 2001 restera dans l’histoire du monde un tournant marquant. En ce jour sombre, le terrorisme s’est révélé une arme effroyable, mortelle pour des sociétés ouvertes et vulnérables. La cause profonde de la violence terroriste peut se trouver dans l’aliénation et les antagonismes engendrés par la mise à l’écart systématique de vastes sections de la population mondiale. Nous vivons maintenant dans un aquarium planétaire : les styles de vie les plus opposés - du gaspillage éhonté à la plus douloureuse indigence - s’exposent, visibles par tous. La communication mondiale a été plus vite que le dialogue mondial. La jalousie et la haine ont été plus vite que la compréhension internationale. L’ennemi qui s’est manifesté à New York et à Washington n’était pas un état territorial, pas plus qu’une religion. Il provenait d’éléments à la frange d’un ressentiment mondial beaucoup plus large devant la marginalisation. Les conditions psychologiques et sociales découlant de la mondialisation sont un terrain fertile pour des politiques identitaires extrémistes. Le Nouveau Désordre planétaire semble nous entraîner dans un système mondial fragmenté. La communauté internationale doit se préoccuper du sort de 2 milliards de vies subsistant avec quelque 2 dollars par jour. Mais personne ne peut, et moi pas plus que quiconque, affirmer qu’avec l’élimination de la pauvreté la violence prendra fin. Aucun des terroristes ayant défrayé la chronique au cours de ces dernières années - de Timothy McVeigh aux disciples d’Ousama ben Laden - n’a souffert de la pauvreté matérielle. lls ont surtout manifesté une pauvreté spirituelle aiguë. L’antidote à la violence est l’amour, la compassion. Les actes terroristes peuvent être un choc tirant le monde hors de sa léthargie ; ils nous font prendre conscience de la nécessité de construire des institutions mondiales pour la sécurité humaine. Nous ne pouvons plus nous réfugier dans nos cocons particuliers. Le village planétaire est une réalité durable avec toutes les promesses et tous les périls que cela comporte. Où commence la sécurité humaine ? Par la reconnaissance de tous, quel que soit le coin de la planète dont nous sommes originaires, du fait que chaque vie humaine est sacrée et doit être cultivée pour parvenir à l’épanouissement de ses plus riches potentialités. Salam & Namaste,
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